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Monument de l'histoire automobile, grand mythe automobile du siècle, voiture culte... La 911 a atteint un tel degré dans l'admiration et la passion que la marque Porsche elle-même n'a jamais pu s'extraire d'un concept né il y a aujourd'hui près de 40 ans.
C'est peu dire que la succession de la 356, premier modèle de la marque et premier grand succès, fut réussie ! Mais un avantage aussi exceptionnel peut se retourner en un pernicieux danger, quand la réussite d'une marque s'identifie exclusivement à celle d'un modèle.
La conduite de la 911 apparaît comme un véritable enchantement. Légère (moins de 1100 kg), relativement puissante et maniable à souhait, elle témoigne d'une agilité extraordinaire. Quand la conduite se fait dynamique, la légèreté du train avant fait merveille, comme la précision de la direction.
Attention toutefois, la tenue de route de la 911 peut surprendre. Pêché traditionnel de la voiture, le louvoiement de l'avant donne à cette dernière l'impression de chercher éternellement sa voie. Ceci mis à part, c'est un vrai régal que de la mettre en appui sur les roues arrière, et les enchaînements de virages serrés procurent un rare bonheur de pilotage.
Côté course, la 911 s'est couverte de gloire en remportant trois succès consécutifs au rallye de Monte-Carlo. Après une première victoire en 1968 avec Vic Elford et David Stone, Björn Waldegaard et Lars Helmer ont récidivé en 1969 et 1970 au volant d'une 911 S 2,3 litres de 240 ch. Avec un ultime succès en 1978 (Jean-Pierre Nicolas sur une Carrera RS), la 911 aura triomphé à quatre reprises en principauté.
Première évolution mécanique de la 911 avec le passage a 2.2 L. La T y gagne en agrément avec un moteur dont les performances sont a la hauteur de ce qu'on attend d'une Porsche pour l'époque.
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